ATTAC 95 Cergy
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Brèves
Nucléaire : nous voulons avoir le choix !
jeudi 17 mars

Appel solennel au gouvernement français suite à la catastrophe nucléaire au Japon

Rassemblement unitaire le dimanche 20 mars à 15 h à Paris devant l’Assemblée nationale

voir le texte de l’Appel

 
AUDIO : Leurs crises, nos solutions !
mardi 9 novembre
Vidéo de Conférence de Susan george à Orléans, sur son livre "Leurs crises, nos solutions" à voir ici Voir aussi sur ce site l’article
 
Film et Débats Nanotechnologies
mercredi 17 février

Un film à Utopia, avec débat, le 18 Février.

Deux exposés-débats organisés par des étudiants de l’ISTOM

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Climat dans la tourmente des Marchés
lundi 30 novembre
voir le rapport d’ATTAC sur le site
 
Audio : La crise écologique et ses conséquences sociales.
samedi 21 novembre

Conférence de Geneviève AZAM à la médiathèque d’Orléans le 13 novembre 2009.

à écouter ici

 
Catastrophe nucléaire au Japon
jeudi 17 mars 2011

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*L’effroi nucléaire s’ajoute au tsunami*

Le nombre de victimes du séisme et du tsunami qui frappent le Japon n’est pas encore connu : il sera élevé, même si les constructions anti-sismiques et la préparation de la population à de tels événements ont pu limiter certains dégâts et ont empêché la panique. La force de la vague a emporté les constructions humaines : c’est une catastrophe naturelle, amplifiée par la concentration des populations. Malgré l’immensité des pertes et destructions, ces effets-là du tsunami restent à l’échelle de la pensée et de l’action humaines et des moyens à mettre en œuvre pour secourir d’abord et reconstruire ensuite.

Il en est autrement de la catastrophe nucléaire en cours, dont nous ne connaissons encore ni l’intensité ni l’ampleur. Alors que les dangers pour les populations sont déjà attestés, nous en sommes réduits à des spéculations, à des commentaires répétitifs d’experts et de politiques soucieux de ne pas rejouer la scène du nuage bloqué aux frontières, et surtout aux aléas des combustibles nucléaires en fusion et de la météo. Cela tient bien sûr à l’opacité propre à cette activité, du fait des intérêts économiques et stratégiques qui lui sont attachés. C’est pourquoi les seuls résultats actuels de mesures de radioactivité, très alarmants, sont fournis par des experts indépendants. Mais cela tient aussi à l’impuissance à comprendre et maîtriser un processus d’emballement que les techniciens, qui luttent avec l’énergie du désespoir et avec les moyens du bord, ne contrôlent plus.

Cette catastrophe est le fruit de l’arrogance de pouvoirs qui pour des motifs divers - économiques, politiques, scientifiques - ont imposé aux populations des modèles énergétiques qui défient la raison humaine.

Face au désastre que vit le peuple japonais, l’heure est d’abord à l’expression de la solidarité internationale sous toutes ses formes. Mais l’heure est aussi à la colère et à la détermination. Cela suffit ! Assez de ces discours autistes et irresponsables sur le thème « chez nous ça n’arrivera jamais » ! Notre solidarité implique l’élargissement et le renforcement des mouvements citoyens qui demandent un débat public sur les choix énergétiques, la sortie du nucléaire et de ce modèle de développement prédateur. Il faut entamer dès aujourd’hui une réduction radicale des consommations énergétiques et la sortie définitive du nucléaire qui se révèle, une fois de plus, mortellement dangereux.

Attac France, Paris, le 12 mars 2011 http://www.france.attac.org/spip.php ?article12292

Message d’Attac-Japon

Désastre au Japon : tremblement de terre, tsunami et explosion nucléaire

Au fil des heures qui passent, la réalité s’impose à nous. De nouveaux chiffres, toujours plus élevés, s’affichent sur l’écran, et je me dis que cela devait être la même terrible expérience pour nos amis au Pakistan et en Haïti, qui souffrent encore aujourd’hui du désastre naturel dont ils ont été victimes. Hier, le gouverneur de Miyagi annonçait que le nombre de morts allaient dépasser les 10 000. Et aujourd’hui le réacteur No.3 à la centrale nucléaire de Fukushima a explosé, et voilà que le cœur du réacteur N° 2 est en fusion (à 2 heures du matin le 15 mars, heure locale). Il est évident que les réacteurs nucléaires de Fukushima sont hors contrôle.

http://www.bbc.co.uk/news/world-asia-pacific-12724953

Il y a quarante ans, nos aînés se sont battu contre la construction de centrales nucléaires : ils avaient compris le danger de telles centrales dans un pays sujet aux tremblements de terre. Malheureusement, ce qu’ils redoutaient vient de devenir réalité !

A l’époque, le gouvernement a exproprié les coopératives de pêcheurs et les communautés locales pour construire les centrales nucléaires. Il a détruit la source de subsistance de ces gens pour ces centrales, en affirmant que l’énergie nucléaire était sans danger.

Aujourd’hui, le gouvernement et la société d’électricité de Tokyo, TEPCO, répètent à l’envi qu’un tremblement de terre d’une amplitude inhabituelle a frappé le nord du Japon. Pourtant, Hiroaki Koide, professeur associé en recherches sur le nucléaire à l’université de Kyoto a déclaré : "Puisque le Japon est un des pays où les tremblements de terre sont les plus fréquents, il ne devrait jamais y avoir tremblement de terre imprévu si le gouvernement soutient le nucléaire." Beaucoup de citoyens ordinaires verront bien qui est responsable de l’accident.

Hier, la TEPCO a commence à opérer des coupures programmées à Tokyo et d’autres municipalités, elles continueront jusqu’à la fin avril, avec comme explication que l’accident nucléaire a provoqué une pénurie d’électricité. Beaucoup de trains vont être mis hors service. Hier moins de la moitié des lignes roulaient normalement.

Les magasins et les supermarchés de la zone métropolitaine n’ont pas suffisamment de nourriture pour les consommateurs. Le lait, l’eau, le poisson, le pain, le riz se font rares. Certains rayonnages sont vides. Les problèmes de distribution sont une explication. Des voies rapides sont bloquées et les camions ne peuvent arriver.

Les habitants de Tokyo ont pris l’habitude d’un certain confort. Nous pouvions facilement trouver n’importe quoi comme nourriture sans nous rendre compte des centaines de kilomètres parcourus. Nous ne nous souciions pas de qui l’avait produit et comment. Là, le tremblement de terre et la fusion au cœur des réacteurs nous rappellent combine la distribution est aléatoire et qu’il y a d’autres façons de vivre.

Comme la surproduction, la surconsommation et le gaspillage produisent des failles dans la planète, accompagnés qu’ils sont d’émissions de gaz à effet de serre et de destruction de la Terre Mère. Notre plus grande tâche aujourd’hui pourrait être de redéfinir une façon de vivre sans détruire l’environnement.

Quatre jours ont passé depuis la tragédie. Des informations alarmantes se suivent et se ressemblent. Nous n’avons pas encore de nouvelles de certains de nos proches dans des zones sinistrées. La contamination par radiation se répand. Il paraîtrait qu’elle atteint déjà Tokyo. Nous sommes enveloppés d’une angoisse invisible.

En solidarité, avec espoir et amour,

Yoko Akimoto Secrétariat, ATTAC Japon